Leningrad

« Le 31 janvier 1942, le frère de grand-mère meurt. Le 6 février, la sœur de maman meurt. Le 25 février, maman meurt. Le 8 mars, grand-mère meurt. Le 8 mars 1942, à l’âge de huit ans je suis restée seule au monde. C’est une unité de jeunes Komsomolets qui m’a retrouvée le 18 mars. Mamie est morte le 8 et j’ai été retrouvée le 18. Je ne sais pas ce qui s’est passé pendant ces dix jours. C’est un trou noir dans ma mémoire. J’ai été parmi les morts pendant dix jours. »

Irina Bogdanova, habitante de Léningrad (témoignage tiré de Jean Lopez et Lasha Otkhemezuri, Barbarossa : 1941. La guerre absolue, 2019)

Dmitri Chostakovitch – Symphonie n°7 (1941)

Dans la soirée du 29 septembre 1941, alors qu’il vient à peine de terminer l’écriture du troisième mouvement de sa septième symphonie, Dmitri Chostakovitch reçoit l’ordre d’évacuer Léningrad, devant laquelle l’armée allemande a posé le siège au début du mois. Il s’envole deux jours plus tard, accompagné de son épouse et de leurs deux jeunes enfants, laissant derrière lui avec une grande inquiétude sa mère et sa sœur. C’est l’un des derniers représentants du riche monde de la culture léningradois à quitter la ville, avec la poétesse Anna Akhmatova. Les musiciens du prestigieux Orchestre philharmonique et leur chef, Evgeny Mravinsky, ont déjà été déplacés le plus loin possible du front, et se trouvent à Novossibirsk. Depuis fin août, il n’est plus possible d’évacuer autrement que par les airs, dans un vol périlleux à la merci des tirs allemands, ou par le lac Ladoga, bientôt gelé par un hiver précoce, et les possibilités de départ sont réservées à ceux que le régime choisit : ingénieurs, techniciens, personnalités célèbres et surtout, les armes que les usines continuent de produire jusqu’en décembre, quand la plupart ferment faute d’électricité. Et c’est à Kouïbychev que le compositeur achève l’œuvre, qui y est créée par l’orchestre du Bolchoï de Moscou, sous la direction de Samuel Samossoud le 5 mars 1942.

Il semble que Chostakovitch ait voulu rester le plus longtemps possible dans sa ville natale, et qu’il ait cherché à s’engager dans la défense de l’ancienne capitale. Sa mauvaise vue lui interdisant l’armée, il fait partie des brigades des Volontaires du peuple. Si pour les hommes et femmes ordinaires, la participation n’avait de volontaire que le nom, son statut de compositeur célèbre aurait pu l’en exonérer. De fait, « artiste du peuple » trop précieux pour l’URSS – malgré ses relations déjà très difficiles avec le pouvoir – il ne participe pas réellement aux opérations, très exposées (creusement des tranchées de défense, sauvetage d’urgence après les bombardements) et son enrôlement reste symbolique. On le pousse à s’exprimer à la radio pour galvaniser la population, comme cette allocution du 1er septembre 1941, alors que la tenaille achève de se mettre en place autour de la ville, où il annonce avoir terminé l’écriture du deuxième mouvement. Et c’est en sapeur-pompier que la propagande l’immortalise : on le retrouve affublé d’un casque à la Une de l’édition du 20 juillet 1942 de Time magazine.

Le siège

C’est après le départ de Chostakovitch que les 2,5 millions d’habitants restants sombrent réellement dans l’horreur du siège, de l’hiver et de la nuit. Dès le mois d’octobre, les températures plongent, figeant même les batteries allemandes, qui cessent presque entièrement leurs bombardements. La Neva est prise par les glaces et, semaine après semaine, tout s’arrête : transports en commun, électricité, distribution de carburant, eau courante… La ville est couverte de neige, dissimulant les cadavres qui s’y entassent peu à peu. On mange les chiens et les chats, puis les rats, puis un mauvais pain dont la farine mêlant blé et avoine est peu à peu coupée avec de la tourbe, puis du papier ou des copeaux de bois. Un ouvrier en reçoit 250 grammes par jour, une personne sans emploi ou un enfant, 125. La ration de viande tombe rapidement à 12 ou 15 grammes, soit l’équivalent d’une tranche de saucisson. Parfois, il ne reste pour tenter de survivre que la cellulose que contient la colle de menuisier, ou une vague décoction de vieux cuirs. Le trafic des cartes de rationnement, les agressions et les vols rendent les rues dangereuses à la nuit tombée, d’autant que les Allemands inondent rapidement la ville de faux coupons d’alimentation, achevant de désorganiser les distributions. Les témoignages des Blokadniki permettent de mesurer la détérioration progressive de leur état physique et mental, altérant rapidement leurs capacités d’empathie, si bien que durant le siège, près de deux mille personnes seront jugées pour des actes de cannibalisme. Des témoins évoquent au dégel les cadavres sans fesses ni seins, que la neige fondante découvre peu à peu.

Pourtant, la pression qu’exerce le NKVD n’est pas allégée par les circonstances, bien au contraire. La police politique affecte dix fois plus d’agents à la traque des déviants politiques qu’à celle du marché noir ou des violences interpersonnelles. Un rapport rédigé au bout de 15 mois de siège précise que plus de 170 000 personnes ont été arrêtées et/ou déportées, soit 6% de la population !

Le bilan de ces 872 jours, impossible à quantifier précisément, s’établit vraisemblablement entre 800 000 et 1 million de morts, dont 500 000 au cours du seul hiver 1941-1942. Il doit être attribué à l’obstination d’Hitler qui, tout à son projet racial de germanisation de l’est, planifie la disparition de 30 à 50 millions de Soviétiques au profit de l’implantation de centaines de milliers de colons allemands, et entend contraindre la ville à se rendre par la faim, avant de la raser intégralement. Mais ce bilan tient aussi à la désorganisation profonde et aux choix politiques soviétiques ayant conduit à une évacuation extrêmement tardive, erratique et très limitée, exposant avec cynisme la population à une mort certaine.

Le concert du 9 août 1942

C’est dans ce contexte que, le 9 août 1942, après une nuit d’intenses bombardements sur les lignes allemandes de manière à les réduire au silence pour quelques heures, la salle de la Philharmonie de Léningrad, fermée depuis un an, reprend vie le temps de l’un des concerts les plus célèbres de l’histoire.

L’orchestre de la Radio, moins prestigieux que le Philharmonique, était resté dans la ville assiégée, tentant jusqu’en décembre 1941 de remplir tant bien que mal sa mission, avant que la famine ne ravage ses rangs. Si bien que, lorsque le commissaire politique Andreï Jdanov confie en mars 1942 au chef Carl Eliasberg la responsabilité de diriger la Septième symphonie de Chostakovitch, ce dernier ne peut retrouver qu’une quinzaine de musiciens encore en vie, disposant de leur instrument et en état de se déplacer, sur la soixantaine de membres que comptait la formation (et ce, alors que l’effectif indiqué par le compositeur est de 120 musiciens). L’orchestre est alors complété par des soldats retournant au front chaque jour à la sortie des répétitions et des musiciens amateurs qui pour la plupart restent mobilisés en parallèle dans la défense civile : toute personne un tant soit peu valide et capable de jouer d’un instrument est ainsi mise à contribution. La partition est acheminée par avion par-dessus les lignes allemandes et recopiée à la main, partie par partie, parfois par les musiciens eux-mêmes. La première répétition est apocalyptique, les rares instrumentistes présents, trop faibles pour jouer, s’effondrent au bout d’un quart d’heure, et il faudra accorder à l’orchestre des rations supplémentaires pour qu’il parvienne à faire face à la tâche qui lui est imposée, six jours par semaine. Malgré cela, entre la faim et le froid, les malaises ne sont pas rares en répétition et trois membres de l’orchestre meurent avant le concert.

Jouer dans de telles conditions une œuvre si intense, difficile et exigeante physiquement comme mentalement relève évidemment de la mission impossible. Mais le concert a pourtant lieu, retransmis en direct à la radio comme dans toute la ville, par le système de hauts-parleurs destiné à la diffusion des alertes aux bombardements. La proximité des lignes allemandes vers lesquelles les haut-parleurs auraient été orientés, rend probable le fait que les soldats de la Wehrmacht aient pu entendre s’élever la symphonie dans cette nuit d’été soudain silencieuse, sans vraisemblablement bien comprendre de quoi il s’agissait.

Une œuvre ensevelie sous la propagande

Ce concert, dantesque à tous points de vue, fournit au pouvoir soviétique un morceau de choix dans la vaste opération de propagande qui vise à transformer l’absolue catastrophe humanitaire que fut le siège en un épisode héroïque central de la « grande guerre patriotique » russe.

Plus largement, la symphonie devient immédiatement un symbole de la grande alliance contre le nazisme et de la résistance de l’URSS face à l’invasion allemande : microfilmée, la partition voyage via Téhéran et le Caire jusqu’en Europe, où elle est jouée par le London Philharmonic Orchestra et aux États-Unis, où Arturo Toscanini, qui avait quitté l’Italie pour protester contre la politique de Mussolini et démissionné de ses postes à Bayreuth et Salzbourg en réaction à l’antisémitisme nazi, la dirige le 19 juin 1942 à la tête du New York Philharmonic.

La dédicace « à la confrontation historique actuelle entre la raison et l’obscurantisme, la culture et la barbarie, la lumière et l’obscurité » laisse planer une ambiguïté toute chostakovienne, même si la suite, en forme de passage obligé vu les circonstances, est plus claire : « Je dédie ma Septième symphonie à notre combat contre le fascisme, à notre victoire à venir et à ma ville natale de Leningrad ». Et de fait, il fut beaucoup dit et écrit sur cette symphonie, que l’on transforma tour à tour en œuvre, sinon à programme, au moins à message, hymne de résistance patriotique pour les staliniens, pamphlet anti-totalitaire pour leurs opposants.

Pourtant, en ce XXIe siècle déjà bien engagé, le seul programme qui vaille serait peut-être de dégager Chostakovitch de la gangue d’instrumentalisations et de surinterprétations qui l’étouffe. De le restaurer dans sa subjectivité d’homme et de compositeur, dont l’expression fut si violemment contrainte par les circonstances d’une vie dont le cours épouse le plus dramatique de l’histoire russe du XXe s. De l’écouter pour ce qu’il put proposer au monde, et non pour ce qu’on aimerait lui faire dire, quelles qu’en soient les raisons. Et pour cette Septième symphonie, de l’écouter en souvenir de toutes celles et ceux qui meurent de l’utilisation de la faim comme arme de guerre, hier comme aujourd’hui.

Fanny Layani

Clés d’écoute

S’il ne peut s’engager sur le front militaire, le compositeur suit de près les événements de Leningrad et alors que musiciens à vent et fanfares sont réquisitionnés pour maintenir le moral des troupes, Dmitri Chostakovitch présente une chronique musicale vue de l’intérieur du conflit. Dans ce but, il travaille jour et nuit pour livrer cette œuvre, dans une soif d’écrire, et en joue régulièrement des extraits à ses amis pour s’assurer de sa qualité.

Ut majeur ; tonalité décrite en 1690 par Marc-Antoine Charpentier dans ses Règles de composition comme un ton « gai et guerrier ». Un peu plus tard, en 1722, Jean-Philippe Rameau dans son Traité de l’harmonie y voit « un chant d’allégresse et de reconnaissance ». C’est bien en Ut majeur, ou Do, que débute la Septième symphonie de Dmitri Chostakovitch.

De forme tripartite ABA, le premier mouvement débute par une introduction magistrale dans un climat allègre autant qu’apaisé, avant le siège, sans doute avant la guerre même. Un roulement de tambour introduit pourtant un changement d’atmosphère. La deuxième partie amène un nouveau thème, espiègle, entêtant, militaire ; il est partagé entre la petite harmonie des flûtes, puis dialogué entre le hautbois et le basson sur un rythme répétitif à la caisse claire. L’instrumentation choisie, l’usage des cordes en pizzicati avant de passer arco rappelle l’écriture du Boléro écrit en 1928 par Maurice Ravel ; tout comme le thème en mouvement, qui grossit en un immense crescendo orchestral. Une troisième partie clôt ce premier moment de la symphonie, la mitraille s’évanouit sur les dernières mesures, laissant place à la douleur d’une longue plainte jouée au basson sur des accords fugaces de piano : quelques sonorités oniriques aux cordes dans l’aigu nous plongent dans un songe.

Le deuxième mouvement est également en trois parties. Un Intermezzo de nature lyrique contraste par la légèreté dansante soudaine qu’il amène, car selon les mots de Chostakovitch, « on ne pouvait imposer aux auditeurs une tension continue, même dans le drame ». L’évocation de l’espoir est cette mélodie qui surgit au hautbois puis au cor anglais sur un rythme sautillant aux cordes ; une « réminiscence » des temps meilleurs, comme l’a suggéré le compositeur. Néanmoins, une deuxième partie plus chaotique, avec son lot de cellules entêtantes au cœur du mouvement, rappelle la fatalité de la guerre, le trouble, avant un retour au calme, la clarinette basse reprenant le premier thème du hautbois.

Dans la foulée des deux premiers mouvements, le compositeur compose le troisième, après quoi il sera évacué en octobre 1941 de la ville assiégée. Ce mouvement, une nouvelle fois en trois parties, débute par une page chorale aux sonorités organiques. Le lyrisme des violons y est à son apothéose. Puis, l’auditeur est de nouveau plongé au cœur du tumulte : rythmes piqués des cordes, caisse claire en marche, cuivres tonitruants, motifs obsédants et sonorités douloureuses se côtoient. Enfin, une belle mélodie confiée aux altos ramène le calme du début du mouvement.

S’enchaîne sans répit le dernier mouvement, fresque finale surnommée « Victoire ». Si Chostakovitch estime à propos de cette symphonie qu’« il ne s’agissait pas d’une musique figuraliste décrivant le champ de bataille mais bien l’effroi qui régnait », il est pourtant aisé de mettre des images sur ce dernier mouvement : le mystère suggéré par la ligne des violoncelles et contrebasses dans un flou brumeux, l’appel des cors, puis la mise au pas de l’orchestre dans un élan collectif. Chostakovitch y propose le retour de quelques ingrédients déjà entendus dans les mouvements précédents. L’œuvre s’achève en un climax de tension fortissimo symbolisant la victoire finale à venir sur l’envahisseur.

Aurélie Vinatier

Dmitri Chostakovitch (1906-1975)

Dmitri Chostakovitch naît le 12 septembre 1906 à Saint-Pétersbourg, dans une famille au passé révolutionnaire : son grand-père, d’origine polonaise, avait été exilé en Sibérie pour complot contre le tsar Alexandre II. Il a onze ans en 1917 lorsqu’un gendarme tsariste tue sous ses yeux l’un des ses camarades, en pleine rue. Ce traumatisme fondateur le marque durablement. Admis en 1919 au Conservatoire de Petrograd, il y étudie le piano et la composition. Sa Première symphonie, créée en 1926, lui offre une célébrité précoce, internationale et immédiate.

Cette notoriété dans une URSS passant sous le contrôle exclusif de Staline, devient vite un fardeau et fait de lui un compositeur aussi célébré que surveillé. La commande de la Deuxième symphonie, à l’occasion du dixième anniversaire de la révolution d’Octobre, trace la voie de ce que sera désormais sa vie : celle d’un musicien sommé de se mettre au service de l’idéologie et cherchant à préserver son intégrité artistique. Si l’opéra Le Nez (1930) témoigne d’une audace créatrice et d’une liberté de ton encore possibles dans le bouillonnement culturel des années 1920, il en est très vite autrement. Staline s’arroge le contrôle total de la sphère artistique et en 1932 l’Union des compositeurs, qui soumet la production musicale à la ligne du Parti.

Le tournant survient en 1936, lorsqu’un article de la Pravda qualifie son opéra Lady Macbeth du district de Mtsensk de « galimatias musical ». Pourtant créée avec grand succès deux ans plus tôt, l’œuvre déplaît à Staline et est jugée cacophonique et pornographique par les tenants du réalisme socialiste qui imposent un langage accessible, optimiste et édifiant, proscrivant les dissonances trop marquées, l’atonalité, les mélodies jugées impossibles à mémoriser et toute référence au jazz ou aux avant-gardes européennes. Chostakovitch vit dès lors dans une angoisse permanente, craignant l’arrestation à une époque où les purges de la « Grande terreur » de 1936-1938 déciment le Parti, l’armée et le monde de la culture. Il retire sa Quatrième symphonie avant même sa création et compose la Cinquième (1937), dont le sous-titre officieux — « réponse d’un artiste soviétique à de justes critiques » — résume à lui seul la douloureuse ambiguïté de sa position.

Dans l’après-guerre, au cœur de l’ultime raidissement du pouvoir d’un Staline vieillissant et paranoïaque, Andreï Jdanov prend le contrôle du monde culturel, qu’il soumet à une surveillance drastique au nom de l’impératif propagandiste. Chostakovitch est à nouveau visé par une violente campagne de dénigrement, aux côtés de Prokofiev, Khatchaturian et Miaskovski, tous accusés de « formalisme » bourgeois, cosmopolite et décadent. Contraint à l’autocritique publique, en grande difficulté financière, il se replie sur des œuvres officielles de circonstance, réservant ses compositions les plus personnelles au silence du tiroir. La mort de Staline en 1953 permet un relatif desserrement de l’étau, mais la Treizième symphonie « Babi Yar » (1962), qui sous couvert d’un hommage aux 34 000 victimes juives du massacre de septembre 1941 dénonce l’antisémitisme du stalinisme moribond, montre qu’il ne cesse de tester les limites de ce que le régime peut tolérer. Son adhésion au Parti communiste en 1960, probablement contrainte, illustre la complexité de ses rapports avec le pouvoir.

Tout à la fois communiste sincère, résistant silencieux et dissident masqué, Chostakovitch meurt le 9 août 1975 à Moscou, laissant un catalogue de cent quarante-sept œuvres dont l’ambivalence et l’ambiguïté constituent sans doute les caractéristiques les plus profondes. Une œuvre où l’ironie côtoie sans cesse le tragique, le grotesque se mêle au sublime, qui oscille douloureusement entre soumission apparente et sourde subversion, reflet d’une vie intégralement vécue sous contrainte.

Fanny Layani


Johannes LE PENNEC, direction

Johannes Le Pennec

Johannes Le Pennec est chef invité de l’Orchestre National de Bretagne, l’Ensemble de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen, l’Orchestre Ostinato, des Ondes Plurielles, de Note et Bien, d’Ut Cinquième, des Clés d’Euphonia et collabore avec l’Orchestre d’Harmonie de Levallois, Divinopéra, l’Orchestre Victor Hugo-Franche Comté, le Scoring Orchestra et les Chœurs de Radio-France. Il est Directeur musical de l’Orchestre Symphonique Paris-Saclay (depuis 2017) et de l’Orchestre Saint Germain (jusqu’en 2025) pour lequel il assiste par ailleurs Myung-Whun Chung. Il accompagne des artistes tels que Marc Coppey, Hervé Joulain, Jonathan Fournel, Edgar Moreau, Vanessa Wagner, Marianne Croux, David Kadouch, Yvan Chiffoleau, Shigeko Hata… En musique contemporaine, il participe au concert d’ouverture du Festival Présences dédié à Thierry Escaich, à la création de la nouvelle version de l’opéra « le Premier cercle » de Gilbert Amy à l’Opéra de Massy ; il dirige la création de l’opéra « Nadir » de Matthieu Stefanelli, la création parisienne de « l’Ile des Jamais trop tard » de Sarah Lyanne Lewis à la Seine musicale et la création de « Kenson, concerto pour Bagad » d’Arthur Lavandier. Au cinéma, il enregistre les BO de plusieurs longs-métrages de JF Laguionie ainsi que celle du film « Le Pharaon, le sauvage et la princesse » de Michel Ocelot. Passionné de transmission et de pédagogie, titulaire du CA de professeur de violoncelle, il enseigne au CRI de Palaiseau.

Les Ondes plurielles remercient très chaleureusement Antoine Paul (violons), Marie-Christine Witterkoer (altos), Aurélien Sabouret (violoncelles), Wei-Yu Chang (contrebasses) et Bastien Debeaufond (trompettes) pour leur aide précieuse dans la préparation de ce programme, ainsi que le CRD d’Orsay pour le prêt généreux des percussions et praticables utilisés lors de ce concert.

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